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L'endocrinologie et le dépistage de l'apnée du sommeil

                Présentation de Elisabeth FRIJA-ORVOEN :
L'endocrinologie et le dépistage de l'apnée du sommeil                
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Le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) est défini par un index d’apnées/hypopnées (IAH) supérieur à 5/heure associé à une symptomatologie clinique évocatrice :

  • ­une somnolence excessive : on peut la quantifier grâce au score d’Epworth (questionnaire de somnolence) qui est pathologique si supérieur à 10.
  • et/ou 2 au moins des critères suivants :
    • Ronflement sévère et quotidien
    • Sensations d’étouffement ou de suffocation      pendant le sommeil
    • Eveils répétés pendant le sommeil
    • Sommeil non réparateur
    • Fatigue diurne
    • Difficultés de concentration
    • Nycturie (plus d’une miction par nuit) ;

Le SAS pose le problème non seulement de la déstructuration du sommeil mais aussi de l’hypoxémie nocturne qui présente une toxicité neurologique, cardiovasculaire et métabolique. 

Sa prévalence est élevée dans la population générale et plus particulièrement chez les patients à risque cardiovasculaire : de l’ordre de 20% chez le diabétique, 45% chez l’hypertendu, 70% chez l’insuffisant cardiaque…etc.
En miroir, les patients présentant un SAS, ont 6 fois plus de risque d’avoir un syndrome métabolique que les non-SAS, à BMI identique. Le risque d’intolérance au glucose et de diabète est lui multiplié par 2 après ajustement sur les autres paramètres.

Le poids et notamment l’obésité viscérale est une composante majeure du SAS avec environ 2/3 d’obèses.

Le diagnostic de SAS peut être orienté par l’oxymétrie nocturne mais sera confirmé par une polygraphie ventilatoire nocturne qui peut se faire à l’hôpital ou au domicile ou par une polysomnographie, plus complexe.

Le SAS est dit léger si l’IAH est inférieur à 15/h, modéré entre 15 et 30/h et sévère si supérieur à 30/h.
L’importance de la somnolence (légère, modérée et sévère) sera prise en compte pour le traitement.
En attendant sa prise en charge, le patient doit être informé qu’il s’agit d’une contre indication temporaire à la conduite. Les conducteurs professionnels doivent se signaler à la médecine du travail.

Le dépistage  du SAS est une composante essentielle de la prise en charge des patients obèses, diabétiques ou hypertendus. Il doit être attentivement recherché à l’interrogatoire pour pouvoir être pris en charge de façon adaptée.

 
Dernière modification : 24/02/2011